Fusion des communes

Publié le 12 septembre 2008, mis à jour le 30 septembre 2008


Historique

Les communes de Neuville-en-Condroz, Rotheux-Rimière, Plainevaux et (partiellement) Ehein ont évolué vers la fusion pour ne plus former qu’une seule entité, ainsi que l’ont fait nombre de communes depuis 1830.
Dès la création de l’Etat Belge, en effet, les communes qui se voyaient, depuis l’époque féodale, nanties d’une autonomie assez importante, ont tenté de rationaliser celle-ci afin d’en simplifier la gestion.
En 1961, la « loi unique  » définit l’organisation territoriale des communes, tant sur le plan géographique, que linguistique, social et culturel. Dès ce moment, la fusion est en marche … Cette fusion va permettre des économies d’échelles àtous les niveaux de gestion.
En 1977, Neupré, regroupant les communes indépendantes de Neuville-en-Condroz, Rotheux-Rimière, Plainevaux et (partiellement) Ehein, s’insère dans le processus et devient une des 589 nouvelles « entités  » de Belgique.
C’est une entité dont le passé est essentiellement agricole. Elle se définit en souhaitant conserver ce caractère, malgré sa mutation, dès les années 60, en dortoir de la cité mosane liégeoise. Les différents plans de secteur ont rigoureusement veillé àconserver le caractère rural de l’entité.
Historiquement, Neuville-en-Condroz, Plainevaux et Ehein (haut) dépendaient de la Principauté de Liège, tandis que Rotheux-Rimière a fait partie du Duché de Limbourg jusqu’en 1795.

Géographie

Bien que coupée géographiquement en deux parties inégales par l’axe de la route du Condroz (N 63), Neupré constitue un ensemble remarquable de villages et hameaux, groupés autour d’anciennes propriétés importantes, de domaines agricoles et de châteaux. Chaque village possède au moins le sien : àNeuville, le château de Tornaco, dont l’origine remonte au XIIIe S. Plainevaux : le château Braconier et le château de Strivay. Rotheux, le château de La Salle et le domaine d’Englebermont. Ehein enfin, le château Braconier aujourd’hui disparu. Neuville-en-Condroz est également célèbre dans le monde par son cimetière militaire américain (la Deuxième Guerre mondiale).
Enclavé entre les six communes de Seraing, Esneux, Anthisnes, Nandrin, Engis et Flémalle, Neupré englobe le hameau de Strivay, celui de Hout-si-Plout et l’ancien Ehein haut.

La fusion des communes a manifestement créé, en ce qui concerne l’entité de Neupré, un surcroît d’intérêt dans ce que les villages et hameaux ont de différent et commun àla fois.

Neupré possède indéniablement un intéressant passé historique au sein de ses villages et hameaux. La création de l’ASBL Mémoire de Neupré, en 1993, se justifiait donc pleinement. Cette association a pour but de rechercher les faits et coutumes locaux de ce passé et mettre en valeur la mémoire collective de l’entité de Neupré. L’ASBL y pourvoit par la publication des « Cahiers de Jadis  ». Ceux-ci, àraison de 3 à4 parutions annuelles, accueillent des articles d’intérêt historique, de recherche des us et coutumes d’antan, de souvenirs divers concernant Neupré et son environnement au sens large. [1]

Neupré [2]













Population

En 1976, au moment de la fusion, Neupré comptait 6359 habitants pour 32 Km2.
En 2005, la population avait atteint 9792 habitants

Au début du XXIe siècle, au moment où nous rédigeons ces lignes, les chiffres de la population tendent àse stabiliser, étant donné la diminution de surfaces àbâtir disponibles.

Démographie

Dénomination

Se cherchant une dénomination, la nouvelle entité a choisi le nom d’un lieu-dit se trouvant àla convergence des communes de Neuville, Rotheux et Plainevaux : Neuffpreit (Li Nou Pré), qui se trouve, par coïncidence être les initiales des quatre communes fusionnées (Neuville, Plainevaux, Rotheux, Ehein).
(Voir plus haut la toponymie des différentes communes de l’entité).

Société

La fusion des communes a particulièrement favorisé àNeupré, l’aboutissement d’une évolution des groupes de population que formaient les différentes communes. Autour des villages d’origine qui n’avaient vraisemblablement que peu de relations sociales entre-eux (communications, transports, accès…) sont venues se greffer, dès les années 1950, de nouvelles urbanisations . Les exemples sont nombreux dans les différents villages : exemple, àNeuville, la création du « Domaine  » en 1960 et la liaison, dans les années qui ont suivi, avec le village de Neuville, par l’urbanisation du « Bois de Rognac  » et du « Bois de Neuville ». De même, entre le village de Plainevaux et le hameau de Strivay, s’est développée une urbanisation progressive qui n’a pu que favoriser le développement commercial de Plainevaux.
Une évolution similaire a pu être constatée pour Rotheux et les hameaux avoisinants.
La coïncidence de la centralisation administrative des trois communes principales, le développement routier, le prolongement de la route du Condroz (années 50) avec, par la suite, l’installation de nombreux et importants commerces, ont jeté les ponts de communication et d’interdépendance entre les différents lieux géographiques de l’entité.

Les conseils communaux et la fusion…

Lors de la préparation des fusions, ambiance dans les conseils communaux respectifs :

Les votes des conseils communaux en faveur de la fusion telle que proposée s’établissait comme suit :

OUI NON ABSTENTION
Neuville-en-Condroz 6 5 0
Plainevaux Unanimité - -
Rotheux-Rimière 5 - 4

N.B. : En ce qui concerne Ehein, seule une rue est passée àNeupré. (2)

Par Guy Dumoulin


[1Abonnement : 12.50 € auprès du trésorier ou du secrétariat

[2Source : Bulletin trimestriel du Crédit Communal de Belgique-n°115 – Janvier 1976

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