1873. Restauration du petit patrimoine.

Edouard David

Avec l’aide du service travaux de l’Administration communale, l’opération « restauration et mise en valeur du petit patrimoine » se poursuit.

Une première intervention concerne la croix se trouvant au carrefour du Bout de Rotheux. Il s’agissait de remplacer le Christ dont il ne subsistait plus que des fragments. Sur le socle en pierre de taille la date de 1832 a été relevée.

A ce même endroit le déblaiement des briquaillons par les propriétaires du verger se situant derrière la croix à fait réapparaitre le socle de la pompe dite du « Bout de Rotheux ».

A plusieurs reprises les archives communales font référence à cette pompe.

Ainsi en date du 11 avril 1920, le conseil communal propose l’achat d’un corps de pompe pour le Bout de Rotheux pour un montant de 400 frs. A ce jour nous n’avons aucune photo de cette pompe. Nous pensons qu’elle se présentait comme la pompe située sur la place de l’Eglise.


La seconde intervention à Plainevaux concerne la croix implantée dans le talus de la Grand route, dans la direction de Hout-si-Plou, à la sortie du village dans le premier lacet. Cette croix systématiquement dissimulée dans une végétation très dense était peu visible. De plus essayer de l’apercevoir n’était pas sans risque dans ce virage.

Intervention du Service des travaux

Cette croix avait déjà été déplacée comme en témoigne M. Delcommune dans son essai « Paroisse de Plainevaux ». Voici son commentaire : … Mais ce ne sont pas seulement les chemins du village qui sont jalonnés de calvaires ; les routes de grandes communications sont aussi les témoins de la foi ardente de nos aïeux ; nous citerons entre autre le crucifix placé au tournant du dit lieu « au moulin » sur la grand-route de Val-Benoît à Hamoir. Cette croix élevée sur un socle en pierre date de l’année 1859, les lettres gravées H S dans le socle serait vraisemblablement les initiales du nom de celui qui l’avait érigée : Henri Strivay.

La sortie du village à Plainevaux et assise de la croix dans le talus à gauche de la route dans le deuxième virage.

En septembre 1931 le département des ponts et chaussées ayant jugé que l’avancée du monticule gênait considérablement la vue, et pour empêcher les accidents de roulage, décida de couper le coin ; la croix a été reculée légèrement par les soins de ce service et encastrée dans la roche schisteuse…