Bonsgnée

Jadis, naguère et aujourd’hui.

Cette rubrique que nous souhaitons, bien modestement, développer vise le double but de :

– Mieux faire connaître notre commune « NEUPRE » aux neupréens.

– Susciter le dialogue entre habitants.

Au départ des quelques rares documents anciens que nous possédons et d’une valeur historique certaine à savoir:

1. Carte de FERRARIS (1771-1778)

2. L’atlas des communications vicinales (1847)

3. L’atlas cadastral parcellaires POPP (1847), nous avons relevé diverses observations.

Pour ce travail, peut-être trop ambitieux , j’ai choisi de vous présenter en priorité le hameau de « BONSGNEE » que je connais le mieux, pour y être né il y a 65 ans, et y avoir vécu mes 35 premières années.

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Quelques jouets de jadis…

BRISE: « djouwer al brîse« , c’était jouer au bâtonnet, petit bâton pointu aux deux bouts. En frappant avec un autre bâtonnet sur l’un des bouts de la « brîse » posée à terre, on la fait sauter en hauteur; un second coup atteint la « brîse » au vol et la lance au loin. On nommait aussi ce jeu par l’expression « al Kinaye« . « Kinaye » désignait précisément la palette composée d’un manche et d’une planchette dont le bord est en biseau pour pouvoir ramasser la « broke » (Synonyme de « brîse »). Le joueur crie « Kinî!« . Son partenaire répond aussitôt « Kînaye! » pour montrer qu’il est prêt à saisir la « broke » au vol.


Dessin extrait de : Jean Haust, Dictionnaire liégeois-français, éd. Vaillant-Carmanne, réedition, Liège, 1982, p.115.

Naissance du scoutisme à Rotheux

Cela se passe en 1946. Mon Dieu que c’est loin…

Un groupe de jeunes garçons du village fréquentaient le patronage paroissial.Maintenant on dit « Le Patro ».

Il s’agissait essentiellement des membres de la Croisade Eucharistique (Les Croisés comme on les appelait) qui après leurs réunions à l’église se rendaient ensuite, accompagnés de Monsieur le Curé, l’Abbé LESENFANT, à l’école des garçons, rue Maflot où ils avaient leur local.

Si les plus jeunes trouvaient à s’occuper et à s’amuser à ces réunions, ce n’était pas toujours le cas pour les aînés; c’est pourquoi, craignant de les voir déserter, notre bon vieux Curé, malgré son grand âge, assis à son pupitre sur une estrade comme un maître d’école, surveillait avec bonhomie et beaucoup de gentillesse le bon déroulement des réunions.

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La fabrication de manches d’outils (1)

1ère partie

Jadis, la fabrication de manches d’outils destinés à l’industrie et à l’agriculture était un artisanat florissant, dans certaines communes du Condroz, comme à Rotheux-Rimière ou à Neuville-en-Condroz. En 1950, une équipe d’enquêteurs du Musée de la Vie Wallonne s’est rendue chez Mr Bourgeois pour y recueillir à la fois le vocabulaire utilisé dans ce métier et noter les opérations de fabrication.

MM Bourgeois père et fils- Arch. M.V.W. n°50746
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La fontaine Maflot

D’après Fernand LAFONTAINE, (malheureusement disparu depuis cette interview) à l’esprit curieux et à la mémoire prodigieuse, la fontaine du Maflot est la plus ancienne du village.

Maflot = mauvais flot, sans doute parce que l’eau jaillissait impétueusement, ne se laissait pas maîtriser et dévalait vers le fond de Rotheux vers Berleur.

Elle s’est finalement assagie et a formé une fontaine qui a donné son nom à la rue riveraine.

Juliette 87 ans

En 1933, Edmond et moi avons acheté un terrain à bâtir, à Rotheux, nous habitions Berleur. Notre choix s’est porté sur un terrain situé à proximité du « Maflot ». L’eau était fraîche et potable, du cresson croissait vert et pur autour de la fontaine et des grenouilles coassaient leur joie de vivre.

Nous nous sommes toujours félicités de la proximité de l’eau car en ce temps là, et jusqu’à environ 1956, les foyers qui ne jouissaient pas d’un puits personnel devaient parcourir plusieurs centaines de mètres voire un kilomètre (la Salle), pour aller quérir l’eau nécessaire aux besoins d’un ménage, tandis que moi je longeais notre

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parcelle puis une cinquantaine de mètres dans le fond du terrain et arrivais à la fontaine. Avec beaucoup de facilité je puisais avec un seau car l’eau y affleurait.De petits murs, en briques, s’élevaient pour contenir l’eau, et une dalle les surmontait, servant de toit. A l’avant, un mur moins élevé, permettait de s’y appuyer pour puiser l’eau.

Pour abreuver les animaux, les fermiers des alentours transportaient l’eau à l’aide de petits tonneaux.

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