La fabrication de manches d’outils (1)

1ère partie

Jadis, la fabrication de manches d’outils destinés à l’industrie et à l’agriculture était un artisanat florissant, dans certaines communes du Condroz, comme à Rotheux-Rimière ou à Neuville-en-Condroz. En 1950, une équipe d’enquêteurs du Musée de la Vie Wallonne s’est rendue chez Mr Bourgeois pour y recueillir à la fois le vocabulaire utilisé dans ce métier et noter les opérations de fabrication.

MM Bourgeois père et fils- Arch. M.V.W. n°50746
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La fontaine Maflot

D’après Fernand LAFONTAINE, (malheureusement disparu depuis cette interview) à l’esprit curieux et à la mémoire prodigieuse, la fontaine du Maflot est la plus ancienne du village.

Maflot = mauvais flot, sans doute parce que l’eau jaillissait impétueusement, ne se laissait pas maîtriser et dévalait vers le fond de Rotheux vers Berleur.

Elle s’est finalement assagie et a formé une fontaine qui a donné son nom à la rue riveraine.

Juliette 87 ans

En 1933, Edmond et moi avons acheté un terrain à bâtir, à Rotheux, nous habitions Berleur. Notre choix s’est porté sur un terrain situé à proximité du « Maflot ». L’eau était fraîche et potable, du cresson croissait vert et pur autour de la fontaine et des grenouilles coassaient leur joie de vivre.

Nous nous sommes toujours félicités de la proximité de l’eau car en ce temps là, et jusqu’à environ 1956, les foyers qui ne jouissaient pas d’un puits personnel devaient parcourir plusieurs centaines de mètres voire un kilomètre (la Salle), pour aller quérir l’eau nécessaire aux besoins d’un ménage, tandis que moi je longeais notre

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parcelle puis une cinquantaine de mètres dans le fond du terrain et arrivais à la fontaine. Avec beaucoup de facilité je puisais avec un seau car l’eau y affleurait.De petits murs, en briques, s’élevaient pour contenir l’eau, et une dalle les surmontait, servant de toit. A l’avant, un mur moins élevé, permettait de s’y appuyer pour puiser l’eau.

Pour abreuver les animaux, les fermiers des alentours transportaient l’eau à l’aide de petits tonneaux.

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TOPONYMIE DE PLAINEVAUX ET DE HOUT -S’I-PLOUT

La plus ancienne mention du nom de « Plainevaux » date de la fin du XIIème siècle (1188). Ce lieu était appelé « Plana vallis » qui signifie « vallée unie ». A cette époque, Gilles, comte de Clermont, fit donation des territoires de Strivay (« Estriveal »), de Rosière et de Plana vallis à l’abbé de Signy afin que ce dernier y établisse une abbaye cistercienne./ Cependant, le séjour leur parut si incommode qu’ils décidèrent, au bout de quelques années, de rejoindre Signy (dans la région de Virton). Outre cette étymologie, on relève également « Plana valle » (1196). Jadis, Plainevaux était également nommé « Pleinevaux » et « Plennevaulx ».

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Histoire de NEUVILLE

Au moyen âge, la seigneurie de la Neuville relevait en fief de la cour féodale de Hermalle-sous-Huy (alors Hermalle-devant-Flône). L’origine de Neuville-en-Condroz remonte au début du XIIIème siècle. A cette époque, elle appartenait à Renier, fils de Thomas, sire de Hermalle, qui était lui-même fils d’Othon, sire de Warfusée. Celui-ci décida de s’y installer afin d’exploiter un domaine appartenant à son père. Il est probable que la première construction ait été un établissement rural fortifié et édifié à l’emplacement actuel du château.

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